Concerto pour flûte & orchestre MEMENTO VIVERE
Commande de l'Orchestre de la Suisse Romande, avec le soutien de Madame Aline Foriel-Destezet
Dédicace : à Emmanuel Pahud
Effectif : Soliste jouant la Grande flûte en Ut et la Flûte en Sol
Orchestre :
1ère flûte jouant en Ut, en Sol et Piccolo - 2ème flûte jouant la flûte en Sol et la flûte basse1 hautbois - 1 Cor anglais - 2 clarinettes en Si b - 1 clarinette-basse en si b - 1 Basson - 1 Contrebasson - 3 cors (I & III aigus, II grave) - 1 Trompette - 1 Bugle - 1 Trombone - 1 Timbalier - 2 Percussionnistes - 1 Harpe
48 Cordes : 12 Violons I / 12 Violons II / 10 Alti / 8 Violoncelles / 6 Contrebasses
Durée : 23 minutes environ
Partition : partition et matériel disponibles en location aux Editions Durand (2019)
Partition consultable en ligne : https://issuu.com/durand.salabert.eschig/docs/00_montalbetti_concerto_pour_flu_te
Le Concerto pour flûte, composé à l'invitation d'Emmanuel Pahud, se présente d'un seul tenant.
Sous-titré "Memento vivere", c'est à dire "souviens-toi que tu es vivant", il voudrait célébrer le miracle de la vie.
A partir d'un "Prélude aux Dieux antiques", le soliste déploie progressivement son essor, comme l'expression d'une première période de la vie ("Premier souffle"). Ce premier essor est interrompu en plein épanouissement par l'ombre d'une tragédie ("Memento mori") qui nous laisse d'abord un peu interdits. Mais ayant échappé au drame, le soliste se ressaisit et se comprend encore plus vivant ("Renaissance »), re-déployant toute son énergie pour construire, en trois vagues successives de plus en plus accomplies, un nouveau chemin de vie et d'harmonie.
A virtuose and colorful celebration of breath and the miracle of life despite our tragedies.
Critiques :
A l'occasion de la création, Rocco Zacheo a écrit dans la Tribune de Genève : "Une oeuvre traversée par un art affiné de l’orchestration et par une richesse harmonique séduisante. En quatre mouvements, un paysage a pris forme, fait pour l’essentiel de longues nappes, fluides et segmentées par des éclats ponctuels. Une texture orchestrale ondoyante, donc, en dialogue riche et souvent virtuose avec l’instrument soliste".
Sophie Bourdais a également écrit dans Télérama « Memento vivere séduit d'emblée par ce qu'il a de vivant, de mobile et d'organique, avec ces chatoiements orchestraux, ces textures ondoyantes et cette flûte-personnage aventureuse et volubile qui n'est jamais dans la confrontation, et semble plutôt s'assurer du concours des autres pupitres pour mieux nous ensorceler. » (TTT)
Et dans le magazine Diapason, Pierre Rigaudière a écrit à propos de la publication de l'enregistrement chez Alpha Classics :
"Le Concerto pour flûte « Memento vivere » (2019) frappe par une jubilation qui se manifeste notamment dans une libération modale et la luxuriance des textures. Cette volubilité semble taillée sur mesure pour la virtuosité d'Emmanuel Pahud, plus extravertie encore que celle que sollicitaient il y a quinze ans les concertos de Jarrell, Pintscher et Dalbavie (Emi). Cette harmonie assouplie rappelle par moments celle d'un Takemitsu, fortement polarisée, ancrée dans la résonance. Jonathan Nott et ses musiciens de la Suisse romande irriguent d'un intense flux vital son orchestration volontiers fusionnante."
« The flute concerto ‘Memento vivere’ (Remember to live) is a work that musically captures the essence of life and breath. Written in a single, uninterrupted sequence, the music moves through a flowing dialogue between the solo flute and the orchestra. The score is characterised by an impressive architectural stringency, composed of floating melodic lines and rhythmic impulses.
The flute acts as a lyrical protagonist that can sound both meditative and impulsive. One of the highlights is a passage in which the flute floats over delicate string pads like a kind of ‘song of the elements’ before the work escalates into powerful orchestral outbursts. Particularly fascinating is the subtle use of pauses, which lend the work a breathing vitality.
Emmanuel Pahud once again shows himself to be a virtuoso who not only shines through his technical perfection, but also through his emotional approach to the music. Every note is elaborate, every phrase breathing and animated.
The Orchestre de la Suisse Romande under the direction of Jonathan Nott offers a precise and colourful accompaniment. Nott succeeds in maintaining transparency and lightness in the orchestral textures, while at the same time shaping the dramatic outbursts with controlled force. The interplay between soloist and orchestra is characterised by an intimacy that underlines the poetic character of the work. »
Dirk Schauß - onlinemerker
Création par Emmanuel Pahud et l'Orchestre de la Suisse Romande sous la direction de Jonathan Nott
- le 8 mai 2019 au Victoria Hall (Genève, Suisse), enregistré et diffusé en direct par la Radio Suisse Romande puis dans le cadre des échanges de l’Union Européenne de Radiodiffusion par la BBC Radio 3 le 2 novembre 2020 et par France Musique le 9 juin 2021.
- le 9 mai 2019 à la Seine Musicale (Boulogne-Billancourt, France),
- et le 10 mai 2019 au LAC (Lugano, Suisse)
Présentation du concerto dans le numéro spécial OSR Premier siècle de Scènes magazine
Enregistrement live de la création diffusé par la RTS le 8 mai 2019 et repris par plusieurs radios membres de l'U.E.R. (Union Européenne de Radiodiffusion) puis publié au disque par Alpha Classics (Alpha 1113): https://lnk.to/MontalbettiOrchestralPicturesAR


