Sonate pour violon seul

Nomenclature : violon solo

Partition : Editions Durand, 2016

Imaginée tout d’abord sans programme, la partition en quatre mouvements, composés en 1990 et révisés en 1997, peut être lue aujourd’hui comme l’expression du passage de l’adolescence à l’âge adulte.

Comme l’indique Franck Mallet dans la notice de l’enregistrement paru chez Alpha Classics, « avec ses gestes amples et nerveux, le premier mouvement peut-être regardé comme l’affirmation du sujet. Plus réflexif, le second énonce une certaine tendresse et la recherche d’un dialogue intérieur, cependant contredit par l’exaspération du discours ou la trop grande préoccupation de soi. À l’opposé, la sonorité ténue et frêle du troisième mouvement est une lente introspection presque élégiaque dans un désir d’éternité. Ultime stade de cette évolution, le retour à la vie du quatrième mouvement, avec ses fusées enjouées ».

L’ensemble de la partition est aussi (ou avant tout) un travail sur la notion de variation, ainsi qu’une première tentative de synthèse ou conciliation entre sérialisme et modalité, qui nourrit les œuvres postérieures.

L’œuvre a été primée en 1990 par un jury présidé par Sir Yehudi Menuhin, dans le cadre du concours inter-grandes écoles et universités organisé par la Sacem et la Fondation Menuhin.

  

Création : au disque par Tedi Papavrami (CD Alpha Classics, 2016), et en concert par David Grimal (Festival « Le vent sur l’arbre », Août 2016).

Création allemande par Christian Tetzlaff au festival Spannungen à Heimbach le 28 juin 2019.

Enregistrement : par Tedi Papavrami disponible on streaming @spotify or on demand @Alpha Classics 

cover Sonate pour violon Eric Montalbett